đź“° « Ils partagent cette volontĂ© de toujours apprendre » : le regard de Patrick Rampillon sur Stephan et Le Bris – www.letelegramme.fr

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Date Heure de publication : 2024-03-03 11:23:32

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    Ligue 1 (24e journĂ©e). Stade Rennais – FC Lorient, ce dimanche (17 h 05)

  • 1. Leurs arrivĂ©es Ă  Rennes, comme formateurs

  • « Pour avoir eu RĂ©gis joueur, j’avais vu qu’il aimait analyser, que c’était un Ă©lĂ©ment avec lequel, mĂŞme s’il Ă©tait relativement discret, on pouvait Ă©changer, qu’il avait une connaissance du foot et qu’il rĂ©agissait bien aux situations. Je m’étais dit : « Est-ce que ça ne pourrait pas, dans le temps, faire un bon Ă©ducateur ? » Pour sa venue, quand je cherchais Ă  recruter un Ă©ducateur, j’aimais me placer derrière le banc pour l’écouter coacher. Pour RĂ©gis (recrutĂ© en 2004), c’était au tournoi de Montaigu et j’avais compris qu’avec lui, le message Ă©tait dĂ©jĂ  passĂ© Ă  l’entraĂ®nement, qu’il n’avait pas besoin de brailler pour expliquer ce qu’il souhaitait. Ça me convenait. Il avait aussi une respiration du foot qui me plaisait. C’était un gros travailleur et surtout dans la recherche. Julien, on avait Ă©tĂ© le chercher Ă  Lorient (en 2012) et je l’avais Ă©galement observĂ© Ă  Montaigu. J’ai jouĂ© avec son père, Guy, nos enfants Ă©taient Ă©tudiants en mĂŞme temps Ă  Rennes, on avait gardĂ© le contact… et j’avais suivi son travail Ă  Dreux et Châteauroux, avant Lorient. »

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  • 2. Des prĂ©dispositions pour aller vers les pros ?

  • « Franck Haise (Lens) ou Mathieu Le Scornet (adjoint Ă  Strasbourg), je n’ai jamais pensĂ© que l’un ou l’autre pouvait ĂŞtre un entraĂ®neur de Ligue 1. Je les avais pris pour des qualitĂ©s bien prĂ©cises au centre. Après, les chemins des uns et des autres… Mais, pour Julien et RĂ©gis, j’avais vite senti que le costume d’entraĂ®neur de jeunes serait vite très petit, de par leurs ambitions, leurs personnalitĂ©s, leurs objectifs. Ça se voyait, ils s’imbibaient du foot de haut niveau très tĂ´t pour adapter la formation, en allant Ă  l’étranger pour observer notamment. Pour RĂ©gis, quand il Ă©tait au centre, j’aurai rĂ©pondu « possible » pour un poste en L1, mais surtout je le voyais Ă  la DTN, dans un rĂ´le de rassembleur, avec une ligne directrice, pour enseigner, transmettre, coordonner, manager… Mais on voit que RĂ©gis aime le terrain et n’est pas près de le quitter. Pour Julien, quand on voyait son discours avec la CFA, qui Ă©tait toujours portĂ© sur la compĂ©tition -parfois peut-ĂŞtre trop d’ailleurs-, bien sĂ»r qu’on pouvait penser qu’il allait monter d’un cran, mais de lĂ  Ă  penser qu’il allait gagner une Coupe de France avec Rennes… »

    Patrick Rampillon. (Photo archives Le Télégramme)

  • 3. Face aux difficultĂ©s, quelles rĂ©ponses ?

  • « J’ai du mal Ă  commenter leurs difficultĂ©s en L1, parce que je n’étais pas proche d’eux Ă  ces Ă©poques. Je ne sais pas tout des contextes. Je ne peux parler que de la formation. Ă€ l’époque, avec leur personnalitĂ© bien Ă  eux, s’ils avaient peut-ĂŞtre tous les deux des idĂ©es arrĂŞtĂ©es, le fait qu’ils aient Ă©tĂ© Ă  l’écoute, qu’on ait pu souvent Ă©changer a peut-ĂŞtre rendu plus riche leur rĂ©flexion, je ne sais pas… Ce que je peux assurer, c’est que ce sont deux garçons cohĂ©rents, avec une ligne directrice qu’ils peuvent adapter, mais ils ont des idĂ©es bien claires. J’imagine bien ce que va faire Julien si le Stade Rennais dĂ©cide de continuer la route avec lui. Ce sont deux garçons Ă  forte personnalitĂ©, avec un sens du jeu, une connaissance de l’individu, proches de leurs joueurs, avec des attitudes diffĂ©rentes. RĂ©gis paraĂ®t plus renfermĂ©, plus distant, mais quand on les connaĂ®t bien, ils se ressemblent. »

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  • 4. Humainement, quelles diffĂ©rences ?

  • « À mon sens, RĂ©gis a besoin d’un staff… Il ne donne pas l’apparence d’être proche de son groupe, alors qu’il l’est. S’il fait passer les messages, ce n’est pas qu’il soit distant -Julien, lui, montre et dĂ©montre qu’il aime ses joueurs- ils n’ont pas la mĂŞme attitude… Ainsi, l’arrivĂ©e d’un adjoint, comme Cahuzac, est sans doute une bonne chose, une bonne complĂ©mentaritĂ© pour atteindre l’objectif d’être proche des joueurs. Une chose est certaine : tous deux ont la mĂŞme exigence quel que soit le statut ou l’âge des uns ou des autres. »

  • 5. Tactiquement, quelles diffĂ©rences ?

  • « Les idĂ©es n’ont pas changĂ©, mais la mĂ©thode pour y arriver, sans doute, et ça, c’est l’expĂ©rience… Ce qui Ă©tait expĂ©rimental au centre de formation -je sais qu’ils avaient dĂ©jĂ  des idĂ©es bien claires- a Ă©tĂ©, depuis, peaufinĂ©. Et je ne suis pas sĂ»r qu’il y ait une grande diffĂ©rence de mĂ©thode au final. Ils se ressemblent quand mĂŞme : ce sont d’abord les forces des leurs, leurs dispositifs en fonction des joueurs Ă  disposition. Tenir compte de l’adversaire, oui, mais ce n’est pas la prioritĂ©. »

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  • 6. Leur avenir ? En L1 ? Ă€ l’étranger ?

  • « Je souhaite, pour les deux, qu’ils rĂ©ussissent en France au plus haut niveau. Mais, Ă  mon sens, aucune porte n’est fermĂ©e pour une aventure Ă  l’étranger, avec leurs ambitions et leurs appĂ©tits d’apprendre : je sais ce que Julien a fait après son dĂ©part de Strasbourg, ses visites de clubs… RĂ©gis avait, lui, Ă©tĂ© en Espagne et ailleurs quand il Ă©tait au centre. Ils partagent cette volontĂ© de toujours apprendre. Si Julien reste, je pense qu’il va demander un cadre pour rĂ©ussir encore plus que lors de son premier passage. Avec son expĂ©rience Ă  Rennes et Ă  Strasbourg, il revient, je pense, avec une idĂ©e, Ă  partir du 1er juillet 2024, pour donner un nouvel Ă©lan au club. »

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