đź“° Football : LoĂŻc Pomiès, l’agri-buteur de Bas Rouergue – www.centrepresseaveyron.fr

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Date Heure de publication : 2024-03-05 18:26:59

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De la stabulation aux carrés verts des champs ou des stades, il n’y a qu’un pas. Et le week-end venu, ce n’est plus après ses vaches que court Loïc Pomiès, mais bel et bien après les buts sous le maillot de Bas Rouergue ! Même si l’homme n’est pas de ceux qui aiment la lumière, sa passion, c’est d’enfiler les perles.

Je suis attaquant de formation, tout en restant au service de l’équipe. Je joue lĂ  oĂą il y a besoin, mĂŞme si mon poste de prĂ©dilection, c’est devant. Cette saison, je me sens super bien physiquement et j’ai aussi de la rĂ©ussite. Les ballons rentrent. Il faut aussi dire que nous sommes une bande de potes et que l’équipe n’a quasiment pas changĂ© depuis six ans“, explique le buteur local qui a repris, avec sa compagne, les deux sites de la ferme familiale.

À Villefranche sous Cabaniols, expérience au Canada

Issu d’une famille fouilladaise de footballeurs, le virus l’a attrapé tout petit et l’actuel leader du classement des buteurs a déjà, malgré bientôt 35 printemps, bien voyagé et vécu plusieurs vies entre des études dans le sport, puis dans l’agriculture, une petite année de semi-tourisme au Canada avec sa compagne (aussi footballeuse chez les Druelloises) et une formation footballistique chez le voisin villefranchois en U15 et U17, puis en DHR (Division d’Honneur Régionale, actuel R2) sous les ordres d’un certain Francis Cabaniols. Avant le retour aux sources.

Président pendant cinq ans

J’ai jouĂ© pendant neuf ans Ă  Villefranche au total. Ce sont de beaux souvenirs, surtout en DHR avec Francis Cabaniols, nous avions loupĂ© la montĂ©e en DH (R1) de peu. Et la saison suivante, on descend“, se souvient Pomiès qui a aussi Ă©voluĂ© dans une ligue fermĂ©e (l’équivalent d’un championnat corpo) pendant quelques mois lors de son expĂ©dition canadienne. “En gros, il n’y a pas besoin de licence. Tu payes et tu joues“, Ă©claire-t-il. Revenir au pays et Ă  La Brunarie Ă©tait inĂ©luctable pour l’homme aux douze rĂ©alisations en D1. Tout comme de prendre la prĂ©sidence de “son club” de 2017 Ă  2022, Ă  tout juste 28 ans. “C’était super enrichissant, mais aussi compliquĂ© d’allier les deux fonctions de joueur et de prĂ©sident, dit-il. Après le football devient difficile, il y a tellement de choses Ă  faire pour les gamins aujourd’hui. Puis, quand tu t’engageais, tu t’engageais. C’était pour la saison et il n’y avait pas tellement d’autres activitĂ©s Ă  faire Ă  part le foot. Mais je suis toujours au bureau.

Le rĂ©sident de La Bastide-l’EvĂŞque ambitionne de bien terminer la saison avec ses copains, actuels quatrièmes, et de ne pourquoi pas remporter le titre honorifique de meilleur buteur de DĂ©partemental 1 sans en faire une prioritĂ©. “Cela donne encore plus de motivation, dĂ©taille l’éleveur de bovins. Ce n’est qu’honorifique, mais ça booste. Après, bien sĂ»r, si je dois faire la passe Ă  un partenaire mieux placĂ© que moi, je ferai la passe. Il ne faut pas oublier que nous sommes une bande de potes pour certains qui jouent ensemble depuis tout petit. Il n’y a pas longtemps, nous avons recrutĂ© un ancien gardien, il m’a demandĂ© qui jouait encore et je lui ai rĂ©pondu : “C’est la mĂŞme Ă©quipe qu’il y a six ans”“.

Alors qui de Pomiès, de Guilhaumon (Comtal II, 12 buts aussi) ou de Vayssié (Saint-Geniez) qui est revenu à une longueur du duo après un quadruplé ce vendredi sur le terrain de Druelle II, sera le plus efficace au soir de la 22e journée ?