đź“° Au Pays basque français, c’est la Real Sociedad qui "fait rĂŞver" – www.petitbleu.fr

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Date Heure de publication : 2024-03-05 05:12:49

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Le Petit Bleu d’Agen

Les supporters du Pays basque ont fait leur choix : ils soutiendront la Real Sociedad, très implantée côté français.

Pour Iñaki Etxemendi, 56 ans et “supporter depuis 40 ans”, il n’y a que deux options : soutenir l’Athletic Bilbao ou la Real Sociedad. Ne lui dites surtout pas qu’il est un Français qui supporte un club espagnol avant le huitième de finale retour de Ligue des champions face au PSG mardi (aller : 0-2). “Je suis un Basque qui soutient une Ă©quipe basque”, tranche-t-il.

Cet habitant d’Espelette, dans les PyrĂ©nĂ©es-Atlantiques, a dĂ©couvert dans son adolescence les tribunes du club “txuri urdin” (bleu et blanc), alors basĂ© dans le vieux stade d’Atotxa, avant un dĂ©mĂ©nagement en 1993 au stade Anoeta, rĂ©novĂ© en 2019. Et il ne l’a plus jamais quittĂ©. “Socio” (supporter-membre) depuis plusieurs annĂ©es, pour lui, la Real “c’est une façon de vivre, une identitĂ©”, un club “oĂą vous retrouvez des gens du cru”, qu’ils soient dirigeants, joueurs ou salariĂ©s.

Mardi, il sera avec son fils et deux amis Ă  Anoeta pour soutenir la Real face au PSG, mais aussi “une vision du foot face Ă  une autre”, celle d’un club actuel 7e de Liga au budget de 150 millions d’euros face aux 700 millions du gĂ©ant parisien.

Partenariat

“Ce n’est pas tous les jours qu’on accueille le PSG et la Real n’est pas dans une très bonne passe, il faudrait que les planètes soient très, très alignĂ©es pour une victoire”, concède toutefois le supporter. Mais les relations entre les deux cĂ´tĂ©s de la frontière franco-espagnole vont plus loin qu’un vivier de supporters. Depuis dix ans, la Real Sociedad a nouĂ© un partenariat avec cinq clubs amateurs, de Bayonne Ă  Hendaye, pour y former des jeunes prometteurs, des Ă©ducateurs et “rĂ©hausser le niveau gĂ©nĂ©ral”, explique Lionel Cabot, co-prĂ©sident du club des CroisĂ©s de Bayonne.

Le partenariat inclut aussi quelques billets de stade pendant la saison, “mais pas pour ce match-lĂ  : ils auraient pu remplir quatre fois Anoeta” et ses 40 000 places. Au foyer du club, mardi soir, Ă  Bayonne, ils seront une soixantaine Ă  se rĂ©unir pour regarder le match et supporter la Real.

En dix ans, sept jeunes joueurs ont ainsi intégré le centre de formation à Saint-Sébastien, explique David Svitac Manzano, recruteur au Pays basque français pour la Real Sociedad. Les talents repérés dans les cinq structures partenaires bénéficient d’un entraînement hebdomadaire spécifique, selon la méthodologie du club basque.

“ContrĂ´ler la zone”

“L’objectif de la Real, c’est de contrĂ´ler la zone. Notre force, c’est un travail de fond, pas juste du repĂ©rage”, assure l’éducateur. Les “Ă©lus” partiront s’entraĂ®ner Ă  Saint-SĂ©bastien, Ă  une cinquantaine de kilomètres de lĂ . “La proximitĂ© nous aide parce que dans les règles, Ă  cet âge-lĂ , on ne peut pas recruter un joueur qui habite plus loin” que 50 km de part et d’autre de la frontière, soit 100 km de distance maximum, selon le règlement de la Fifa. Alors que l’Athletic Bilbao, basĂ© Ă  150 km de Bayonne, “doit attendre les 15 ans des jeunes pour les faire venir”, ajoute David Svitac Manzano.

Il constate un “engouement” pour son club depuis quatre ou cinq ans. “C’est de plus en plus le club qui fait rĂŞver les jeunes”, estime-t-il. Avec en tĂŞte, peut-ĂŞtre, l’exemple d’un Antoine Griezmann, formĂ© Ă  la Real Sociedad dès ses 14 ans et scolarisĂ© Ă  Bayonne.

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